28/04/2007

tenue traditionel....

Le décolleté décoré de passementerie disparaît suite à la raréfaction des colliers de perles. Les manches brodées qui distinguent la ghlila djabadouli de la ghlila simple se maintiennent longtemps. Ce vêtement, désormais cintré à la taille et dépourvu de son décolleté, n’a plus la forme d’une ghlila, on le baptise caraco algérois. On lui a conféré à l’époque le statut de costume cérémoniel. Il se portait avec les manches de la ghlila djabadouli et de petits boutons de passementerie sur toute la longueur de sa devanture et présentant de nouvelles formes de broderie. Si les Européennes se plaisaient à reprendre des motifs d’inspiration baroque, les Algéroises sont restées fidèles aux lignes, aux motifs géométriques et aux représentations de végétaux. La devanture de certains caracos sont brodés de beaux paons. Il va sans dire que le motif le plus répandu à cette époque-là reste le modèle décoratif caractéristique d’une veste masculine appelée kabbut (caban). Ce dernier est agrémenté de rosaces. Les Algéroises relèvent ce motif circulaire sur le caban pour ses décorations brodées au fil d’or. A cette époque, le velours est indissociable de la veste de cérémonie algéroise, car moins coûteux que le brocart et il résiste mieux sur le textile européen. Ainsi, le caraco des années 1930 du XXe siècle « associe un buste dont la coupe est inspirée de la casaque à basques européenne à des manches issues de la ghlila djabadouli algéroise et une ornementation inspirée de celle des cabans masculins ». Cent ans après la conquête d’Alger, la veste de cérémonie a subi des transformations. Elle est de moins en moins répandue mais perdure tout de même. Le caraco de cérémonie devient une pièce rare, et vers le milieu du XXe siècle, les décorations circulaires brodées sont troquées contre de simples broderies avec de petites boutons lignés sur la devanture. Cependant, le caraco conserve sa forme cintrée qui s’évase à partir de la taille. On assiste durant ces années-là, à l’apparition d’un modèle droit et court, nécessitant moins de velours. Il s’agit d’un boléro sans manches qui remplace parfois le caraco. Entre le XIXe siècle et le milieu du XXe siècle, la société algéroise a subi des mutations profondes. Le costume algérois a, lui aussi, subi des métamorphoses. Le caraco, descendant du costume ouvert, fait de brèves apparitions durant la guerre de Libération nationale. Après l’indépendance, l’amélioration du niveau de vie de la population s’accompagne d’un renouveau du caraco algérois. Des variations de formes s’opèrent, présentant ainsi des manches courtes, des décolletés divers, des décorations aux motifs de fleurs, de papillons et d’oiseaux ainsi que de paillettes et de petites perles de couleur claire. Les débuts des années quatre-vingt sont ponctués d’un modèle de caraco printanier, plus classique et plus imposant. Le caraco retrouve sa coupe originale, cintrée, évasée à partir de la taille et aux manches longues. Les broderies, réalisées à la technique de fetla ou de medjboud, sont axées sur des motifs végétaux. Des

 

 

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spécialistes reconnaissent aujourd’hui que la qualité de certaines broderies faites à la main a toutefois perdu de sa finesse et la précision des ancêtres des siècles précédents. En effet, plus que Tlemcen ou Constantine, Alger a enregistré la dispariti

 

on partielle de son artisanat local durant la période coloniale, ajouter à cela la qualité des velours et des fils dorés ou argentés. Incontestablement, l’Algérie conserve son costume traditionnel bien qu’il soit enrichi d’un certain nombre d’éléments nouveaux. Il est aujourd’hui réservé pour les grandes occasions.

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29/01/2007

Boullvard vers Sacré coeur

Capitale politique, administrative et économique de l’Algérie et port de la Méditerranée.

L’agglomération du grand Alger compte 2,5 millions d’habitants dont 1 million dans le centre (la vile d’Alger).

Alger est une métropole complexe mais aussi une ville très simple à saisir : la baie en faucille, la cité accrochée au-dessus d’un petit port et des promontoires assurent une bonne protection.

Ses étendus à l’Est, à l’Ouest en ramifications latérales amplifient l’impression de grandeur.

Alger –ville est un labyrinthe de ruelles et d’impasses ; les escaliers, très nombreux et très variés (larges, étroits, hauts…) sont très pratiques pour sillonner cette architecture en cascades.

Les constructions coloniales, se mêlent aux constructions musulmanes avec une parfaite homogénéité, peintes en blanc elles donnent à Alger l’impression d’étendue, un air marin et une pureté unique.

Sous la colonisation française, Alger se doubla, plus que toutes les autres villes d’Algérie, d’une nouvelle vie et ville européenne. Dans beaucoup de quartiers, les rues à arcades rappellent fortement celles de la rue Rivoli à Paris.

La vie à Alger est trépidante, l’activité économique, scientifique, sociale et culturelle y est très riche.

C’est surtout une ville de jeunes, d’étudiants qui s’organisent en associations, qui sortent et qui vivent !

Les manifestations culturelles, les manifestations sportives, les concerts de musiques, les spectacles et les fêtes sont toujours joyeusement célébrés.

Alger, ça bouge !

alger-14

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